Conférence-débat avec la participation exceptionnelle du Président du Conseil d’Etat du Canton de Vaud, PASCAL BROULIS mercredi 28 novembre à 19.00 heures en salle du restaurant des Vieux Grenadiers, rue de Carouge92 à Genève.
Pascal Broulis ou le miracle vaudois
Pascal Broulis est né en 1965, il est marié et père d’un petit garçon. Habitant et originaire de St. Croix, ses racines plus lointaines se trouvent en Grèce, ce dont son talent oratoire, sa vitalité, son enthousiasme et sa force de persuasion témoignent.
Très jeune, Pascal Broulis s’engage dans la vie politique vaudoise. Il devient successivement conseiller communal à Sainte-Croix, puis à 25 ans, le plus jeune député vaudois. Il remplit ces fonctions jusqu’à son élection au Conseil d’Etat vaudois en mars 2002.
En même temps, il mène sa carrière professionnelle au sein du Crédit Foncier Vaudois et ensuite à la Banque Cantonale Vaudoise. Il deviendra en 2000 directeur adjoint de la BCV (division logistique). A ce titre, il s’occupe notamment du délicat dossier des fonds en déshérence et du rapprochement des banques cantonales en matière informatique.
Son cursus politique et professionnel semblait le destiner à la fonction de Chef du Département des finances. Il occupe ce poste depuis avril 2002.
Sous la férule de Pascal Broulis, le canton de Vaud a atteint les chiffres noirs en 2005 et la dette décroît enfin.
Toutefois, Pascal Broulis voit dans l’équilibre des finances un moyen et non une fin. Les mesures d’assainissement ne doivent pas tuer les projets indispensables à la population du Canton et à son avenir. C’est dans cette optique qu’il a notamment soutenu la réalisation du métro M2 et de la fondation destinée à créer de nouvelles garderies...
Concilier un rétablissement financier et des investissements pour le Canton suppose une sélection rigoureuse des projets à réaliser, en abandonnant ceux qui relèvent de l’éphémère. De là à dire que gouverner c’est choisir...
L’assainissement des finances en terre vaudoise
Le Conseil d’Etat vaudois a décidé de répartir les efforts, d’éviter les mesures irrémédiables. La procédure n’a rien de spectaculaire ni de médiatique, mais elle présente l’avantage de l’efficacité.
Nombreuses, les mesures prises touchent pratiquement tout le monde : le secteur public comme le parapublic, les salariés de la fonction publique comme les usagers, l’Etat comme ses partenaires, les dépenses de fonctionnement comme celles d’investissement.
Pascal Broulis nous expliquera ses raisons pour réclamer une multitude d’impôts, afin que la démocratie soit appliquée de la manière la plus juste possible.
Le sujet est au goût du jour et la controverse fait fureur :
doit-on davantage taxer les grosses fortunes où s’en prendre aux classes moyennes qui se disent écrasées par le poids des taxes ? Quelle taxation favoriser ?
Historiquement, deux principes de base s’opposent :
L’impôt par tête
Ce système correspond aux gouvernements despotiques et son plus gros problème est qu’il doit être aligné sur ce que les plus pauvres peuvent payer. Par conséquent, l’Etat gagne peu.
L’impôt par capitation
L’impôt par capitation est un pourcentage fixe, donc basé sur la solidarité tel que l’AVS. Chaque citoyen paye un même pourcentage de ses revenus.
L’avantage de l’impôt par capitation, c’est qu’il peut être levé sur les marchandises plutôt que sur le revenu ou la fortune. Aujourd’hui, en Europe, nous payons la TVA, un impôt presque indolore, puisqu’il est compris dans le prix d’achat d’une marchandise.
La synthèse de Montesquieu (L’esprit des lois) est pertinente :
« La nature est juste envers les hommes. Elle les récompense de leurs peines ; elle les rend laborieux, parce qu’à de plus grands travaux elle attache de plus grandes récompenses. Mais, si un pouvoir arbitraire ôte les récompenses de la nature, on reprend le dégoût pour le travail, et l’inaction paraît être le seul bien. »
Vespasien, empereur romain issu du peuple (petit-fils d’un centurion), fut un redresseur de l’ordre y compris des finances publiques, dilapidées depuis le règne de son fameux prédécesseur Néron.
Vespasien, dont l’avarice est restée légende, n’eut de cesse de multiplier les taxes et impôts. L’un d’eux fit sa gloire à double titre : l’impôt sur les urines, humaines et animales, collectées dans de grandes urnes d’argile et par ailleurs utilisées par les teinturiers d’époque pour traiter les peaux et fixer les teintures. Le peuple romain se moquait ; son fils, Titus, protestait contre cette taxe nauséabonde.
Et Vespasien, agitant les pièces de monnaie, s’écriait : pecunia non olet ! (l’argent n’a pas d’odeur).

