Tout citoyen de Genève est le bienvenu à cette conférence qui sera suivie d’un dîner facultatif au Restaurant des Vieux Grenadiers.
Martine Brunschwig Graf, Conseillère Nationale libérale et Jean-Pierre Jobin, Directeur général émerite de l’aéroport de Genève s’exprimeront sur leurs motivations, expériences et projets et répondront à la question :
Pourquoi le Conseil des Etats ?
Petit rappel historique
Le Conseil des États est la chambre haute de l’Assemblée fédérale suisse. Il est instauré par la constitution fédérale de 1848.
Chaque canton y délègue deux conseillers aux États. Son effectif est de 46 membres depuis 1979. Le Conseil des États, inspiré du Sénat américain, a les mêmes pouvoirs que le Conseil national. Son accord est indispensable pour l’adoption d’une loi fédérale.
Légitimité
La légitimité du Conseil des États est souvent mise en question mais aucune tentative de modifier sa composition ou ses compétences n’a eu de succès. Son rôle de représentation des cantons est concurrencé par la Conférence des gouvernements cantonaux créée en 1994, bien que cette entité peine à trouver son rythme.
Composition politique
La composition politique du Conseil des États est très différente de celle du Conseil national. Le Parti socialiste suisse (PSS) et l’Union démocratique du centre (UDC) y sont sous-représentées, alors que les deux partis de centre-droit, le Parti radical-démocratique (PRD) et le Parti démocrate-chrétien (PDC), ont une large majorité. Il y a actuellement 15 PDC, 14 PRD, 9 PSS et 8 UDC.
La députation genevoise à la Chambre des cantons sera complètement renouvelée cet automne. La socialiste Christiane Brunner et la radicale Françoise Saudan, qui siègent toutes deux depuis 1995, se retirent.
Les candidats de droite se présentent souvent sur une même liste. A Genève il y aura deux listes principales, une de la gauche comportant Robert Cramer (Vert) et Lilane Maury Pasquier (PS) et une de l’Entente (Libéral, PDC et Radicaux) comportant Martine Brunschwig Graf et Jean-Pierre Jobin.
Martine Brunschwig Graf
un bilan et un projet d’avenir
Les présentations sont faites depuis belle lurette : Martine Brunschwig Graf tutoie le Cercle Cantonal du Faubourg et y revient régulièrement, disponible, en toute simplicité, écouter nos membres dont les préoccupations lui tiennent à cœur. C’est ainsi qu’elle est devenue une des nôtres.
Nous l’avons connue à la tête de l’Instruction publique, nous l’avons revue lorsqu’elle a pris en mains les finances de l’Etat de Genève. Ces ministères, elle a su les mener avec la maestria qui la caractérise ; ils continuent à porter son empreinte.
Economiste, Martine Brunschwig Graf débuta sa carrière au sein de la Société pour le développement de l’économie suisse en tant que rédactrice avant de se lancer en politique où sa réussite fut immédiate et fulgurante :
Présidente du Parti Libéral Genevois en 1988-1990
Députée au Grand Conseil dès 1989 - 1993
Conseillère d’Etat de 1993 à 2005
et, parallèlement d’abord en 2003, exclusivement dès 2005 :
Conseillère Nationale
Depuis qu’elle est à Berne, elle a défendu de nombreux dossiers dans le domaine de la formation : crédits pour la formation et la recherche, accords cadres avec l’Union européenne, articles constitutionnels sur la formation, contribution aux cantons organisateurs de l’Euro 2008. Elle s’est par ailleurs engagée dans le débat sur la nouvelle péréquation financière et y a défendu les intérêts de Genève. Elle a déposé les interventions suivantes :
1. Nouveau certificat de salaire (charges administratives pour les PME)
2. Autorisation du don d’embryons à des fins de reproduction (autorisation de la pratique du don d’embryons à des fins de reproduction)
3. Pour une recherche efficace dans le domaine de la biotechnologie végétale
4. Protocole facultatif anti-torture : A quand le résultat de la procédure de consultation ?
5. La Suisse sera-t-elle le dernier pays à ratifier le Protocole facultatif contre la torture ?
6. A quand la coopération entre la Confédération et les cantons dans les chiffres ?
(demande d’une version consolidée entre la Confédération et les cantons des financements consacrés à la formation et à la recherche).
D’elle-même, elle dit avoir un engagement total en faveur des causes qu’elle défend, le courage de ses opinions, la volonté de maîtriser ses dossiers. Elle avoue être parfois têtue, mais à bon escient ! La connaissant, nous ne pouvons qu’adhérer à cette définition trop modeste pour elle.
Jean-Pierre Jobin
construire un pont entre l’économie et la politique
Le nom de Jean-Pierre Jobin restera inexorablement lié à l’Aéroport International de Genève où il s’est fait un nom d’entrepreneur - bien que l’Aéroport soit un établissement public autonome.
Mais qui est Jean-Pierre Jobin ?
Membre du Parti Démocrate-Chrétien, Jean-Pierre Jobin ne faillit pas à la tradition chère à son parti qui est celle de l’esprit de famille. En effet, cet homme charismatique est marié, père de trois enfants. Jurassien d’origine, ingénieur EPFL, il a su, très tôt, lier son destin à celui de l’Aéroport de Genève, où il entra en 1969 en tant qu’ingénieur pour grimper très rapidement les échelons puisque, en 1973 déjà, on le voit apparaître comme directeur ad intérim.
Le développement considérable qu’a connu l’Aéroport International de Genève ces douze dernières années, il le doit à son directeur général qui a su insuffler cet esprit de conquérant (l’esprit de Genève) et ne s’est pas laissé abattre lorsque Swissair a décidé de supprimer treize destinations intercontinentales au départ de Genève. Une nouvelle compagnie, low cost celle-ci, est venue combler le vide. Et aujourd’hui, la fréquentation de notre aéroport bat tous les records qui sont à la base de nos succès économiques, touristiques et autres. Que serait Genève sans un aéroport de cette importance ?
Dès lors, il est légitime que Jean-Pierre Jobin, ce jeune retraité depuis 18 mois, souhaite donner une autre tournure à sa carrière. Novice en politique ?
Pas si sûr !
Il a pratiqué quotidiennement la politique dans son activité professionnelle dans un secteur charnière public-privé. Ses domaines de prédilection touchent
à la Genève Internationale,
au tourisme (il préside actuellement Genève Tourisme et le Bureau des congrès),
aux transports,
à la recherche et au développement
Il est particulièrement soucieux de la cohésion nationale, place l’humain au centre de ses préoccupations et entend mener une politique libérale et sociale.
Dans son discours, les thèmes chers aux radicaux sont très présents : esprit d’ouverture, la Suisse de l’intelligence, de la croissance et de la tolérance.
Homme de large expérience, issu de la société civile, beaucoup reconnaissent que Jean-Pierre Jobin est particulièrement bien placé pour représenter et défendre les intérêts de Genève à Berne.

