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Allons-nous vers la fin des emplois temporaires ? Débat-Conférence au Cercle cantonal du Faubourg mercredi 18 octobre 2006 à 19.00 heures au restaurant des Vieux Grenadiers, rue de Carouge 92, 1205 GENEVE
mercredi 18 octobre 2006
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Patrick Schmied

Monsieur Patrick Schmied, Directeur général de l’Office Cantonal de l’emploi et ancien président du PDC genevois nous présentera le nouveau projet de loi.


Genève occupe sur le plan mondial une place particulière - nous connaissons la fameuse boutade de Talleyrand « il y a cinq continents et il y a Genève » !

Genève, qui s’est autoproclamée République, a eu de l’audace : Genève est devenu le haut-lieu des organisations internationales, de la Croix-Rouge. Cité des banquiers privés, des horlogers, la beauté de Genève attire les touristes du monde entier.

Et puis, il y a le paradoxe genevois : le chômage à Genève est plus important que dans les autres cantons suisses.

Le taux de chômage

Au mois d’août 2006, on note un léger recul du nombre de demandeurs d’emplois (-83) et de chômeurs inscrits (-34) dans notre canton. Cette diminution est néanmoins insuffisante pour faire baisser le taux de chômage à Genève. Celui-ci se maintient à 6,9% et reste, hélas, le plus important de Suisse.

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taux de chômage juillet 2006

Les emplois temporaires

Et puis, il y a la particularité genevoise : pour ré-intégrer les chômeurs en fin de droit dans la vie active, nous avons créé les emplois temporaires. De quoi s’agit-il ?

Lorsqu’un chômeur arrive en fin de droit, le Service des mesures cantonales peut lui proposer un emploi temporaire dans l’une de ses administrations ou dans une organisation à but non lucratif. Ce dernier dure 12 mois au maximum (6 mois pour les anciens indépendants, qui ont besoin de ce délai pour pouvoir s’inscrire au chômage). La personne travaille 4 jours par semaine et consacre le 5e jour de travail hebdomadaire à la recherche d’emploi. Par la suite, le chômage peut redémarrer ; une spirale infernale qui n’incite pas à faire un effort de ré-intégration dans la vie active.

Et les frontaliers ?

Récemment, à travers médias interposés, le plus gros employeur privé de Genève a déclenché une polémique en parlant de quota pour les frontaliers et en déclarant les chômeurs genevois prioritaires à l’engagement.

Ceci allant à l’encontre des Accords bilatéraux lesquels, même s’ils se trouvent encore en période transitoire, préconisent la suppression de la priorité des travailleurs indigènes et l’employeur en question a dû nuancer ses propos. Cette affaire a mis en évidence une discrimination inverse qui constitue pour des entreprises à privilégier des frontaliers.

Notre orateur nous présentera des solutions envisageables et envisagées par le Département Solidarité et Emploi (projet de loi qui sera présenté officiellement le 3 octobre 2006) pour répondre à ce problème.

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